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Cancers du sein et de l’ovaire: les prédispositions génétiques détectées plus rapidement

Deux gènes majeurs de prédisposition aux cancers du sein et de l’ovaire sont connus : les gènes BRCA 1 et 2. Une femme porteuse d’une mutation (ou altération) d’un des gènes BRCA a au cours de sa vie un risque 8 fois supérieur à celui de la population générale de développer un cancer du sein et un risque très élevé de développer un cancer de l’ovaire.

L’âge moyen de survenue d’un cancer du sein est le plus souvent très précoce : 40 ans, contre 60 ans pour les non héréditaires. La recherche d’une prédisposition génétique est proposée aux femmes pour lesquelles l’histoire familiale et/ou individuelle laisse supposer l’existence d’un risque. « Ces critères incluent le nombre de cancers dans la famille, leur localisation, l’âge de leur survenue, le type de cancer… » précise Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service de Génétique oncologique de l’Institut Curie et professeur à la Faculté de Médecine-Université Paris Descartes. Pour les femmes susceptibles d’être porteuses d’une prédisposition, il s’agit alors de rechercher une altération génétique dans les gènes BRCA1 et 2 à partir d’une simple prise de sang.

Une nouvelle technique de détection
A l’Institut Curie, l’équipe du Pr Dominique Stoppa-Lyonnet vient de montrer l’efficacité d’une nouvelle technique de détection des prédispositions génétiques aux cancers du sein et de l’ovaire, sur la plus grande série de gènes BRCA1 et BRCA2 jamais publiée à ce jour en Europe. La méthode EMMA, mise au point à l’Institut Curie, co-développée et commercialisée par la société Fluigent, en plus d’être fiable, rapide et économique, est suffisamment précise pour détecter une très grande variété de mutations. .

En 2010, en France, on évalue à 52 000 le nombre de nouveaux cancers du sein et à 4 500 celui de nouveaux cancers de l’ovaire. Or 5 % des cancers du sein et de l’ovaire seraient dus à une prédisposition génétique majeure, c’est à- dire associés à un risque tumoral élevé. Les formes héréditaires représentent donc chaque année en France, environ 3 000 nouveaux cas de cancers du sein et 300 nouveaux cas de cancers ovariens.
En France, 16 laboratoires effectuent les tests de prédisposition, ce qui correspond à environ 5 600 recherches de première mutation familiale dans les gènes BRCA1 et 2, selon la synthèse de l’activité oncogénétique 2009 de l’INCa (www.e-cancer.fr)

Source : Institut Curie

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7 février 2011