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Cancer du sein : l’ARC fait le point sur les nouveaux traitements et la recherche

Aujourd’hui, le cancer du sein est l’un des cancers pour lequel le taux de survie est le plus élevé, on guérit plus de 70% des cancers du sein. Ceci est dû en grande partie au dépistage précoce et aux importants progrès thérapeutiques issus de la recherche en cancérologie. Néanmoins, c’est le cancer féminin le plus fréquent. Avec 50 000 nouveaux cas par an, il se situe au 1er rang des décès par cancer chez la femme.

Il s’agit d’un véritable problème de santé publique dont l’ARC fait l’une de ses priorités. L’association a consacré près de 46 millions d’euros ces 10 dernières années en finançant 1 219 projets liés à cette thématique, soit 1 projet sur 6 sur l’ensemble des projets de recherche soutenus par l’ARC.

Les attentes des malades en matière de recherche sont d’autant plus fortes qu’il s’agit de cancers du sein de mauvais pronostic. Le mauvais pronostic d’un cancer du sein peut être associé notamment au « type » de cancer du sein puisqu’il existe aujourd’hui une catégorie de cancer du sein dit « triple négatif » que l’on ne sait pas soigner. Le mauvais pronostic d’un cancer du sein peut aussi être associé au fait que ce cancer du sein est agressif et qu’il métastase. De même, lorsque la tumeur du patient « résiste » au traitement, l’efficacité de ce dernier est remis en cause et le pronostic du cancer est assombri.

Les enjeux de la recherche pour les cancers du sein

Des progrès sont donc encore à réaliser afin de réduire la mortalité due à cette maladie. C’est pourquoi l’ARC finance des projets de recherche porteurs d’espoirs dans ces domaines. L’association soutient des travaux visant à mettre au point des traitements pour les cancers du sein insensibles aux thérapies existantes. C’est le cas du projet de Serge Roche et de son équipe, au Centre de Recherche en Biochimie Macromoléculaire (CRBM) de Montpellier. L’équipe a identifié deux molécules impliquées dans le développement des cancers du sein « triple négatifs ». Il existe aujourd’hui des médicaments, bloquant l’activité de ces deux molécules, qui sont déjà utilisés pour traiter certains cancers du sang et qui pourraient être efficaces pour traiter les patientes atteintes de cancers du sein insensibles aux traitements classiques.

L’ARC finance également des travaux pour traiter les cancers du sein agressifs métastatiques, telles que les recherches de l’équipe de Gwendal Lazennec au sein de l’unité INSERM 844 à Hôpital Saint Eloi de Montpellier. Les chercheurs ont découvert qu’une petite protéine, une « chimiokine », présente en quantité anormalement élevée dans les cellules cancéreuses, augmentait la vitesse de la prolifération des cellules et leur capacité d’invasion. L’équipe a prouvé que l’élimination du récepteur de cette protéine ralentit le développement de la tumeur. Ces découvertes permettent d’envisager à long terme l’utilisation d’anticorps bloquant cette chimiokine dans le traitement des cancers du sein agressifs.

L’ARC soutient enfin des projets pour améliorer les traitements existants. Ainsi l’association finance les travaux de Pascale Cohen et son équipe, au sein de l’Unité INSERM U590 à la Faculté de Pharmacie de Lyon, qui cherchent à contrer la résistance des patientes aux traitements d’hormonothérapie. L’équipe a prouvé que l’utilisation de molécules bloquant spécifiquement les mécanismes cellulaires impliqués dans la résistance, en complément d’hormonothérapie, rendrait plus efficace ces traitements.

> En savoir plus et soutenir l’ARC : www.arc-cancer.net
Source : ARC

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15 octobre 2010