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Bien-être et santé au travail

La future loi Travail El-Khomri va changer la donne dans l’organisation de notre travail et le bien être des salariés risque d’être touché. A une époque où plus d’un salarié sur trois est victime de stress au travail, il est utile de récapituler les principaux changements que va apporter la loi El-Khomri.

Le texte prend plusieurs dispositions concernant la médecine du travail. Il est en effet prévu de mettre fin aux visites médicales prévu à l’embauche, ainsi que de supprimer l’avis d’ « aptitude » ou d’ « inaptitude » pour les nouveaux postes.

La santé du salarié remise en cause

Anciennement, la visite de prévention était pourtant fortement utile, elle permettait aux médecins de rappeler aux salariés les bonnes pratiques et méthodes pour garder une bonne santé au travail.

Le médecin du travail profitait de ces rendez-vous pour dispenser une batterie de tests d’aptitude au salarié. Les rendez-vous médicaux bisannuels étaient également un moment privilégié pour faire le point sur les bonnes postures à adopter sur son lieu de travail et d’échanger sur des sujets comme l’alcool, le tabac ou encore le stress au travail.

Avec la mise en application de la loi El-Kohmri, le salarié aura uniquement le droit à « une visite d’information et de prévention » effectuée après l’embauche par un membre du « service médical ».

Le problème majeur est que le suivi ne sera plus dispensé par un médecin mais bien par un « membre du service médical » (assistant ou infirmière). De plus, le rythme de ces visites médicales n’a pas été imposé et on peut s’attendre à une diminution de la fréquence des visites médicales.

Le suivi médical des salariés : Quelle prise en charge à l’avenir ?

Ce nouveau dispositif risque de poser des difficultés, quand on sait que selon le site observatoire-santé.fr 73% des Français passent leur journée de travail assis, et que, le travail devenant de plus en plus sédentaire, les salariés de bureaux sont plus en proie à des problèmes de diabète ou des maladies cardiovasculaires que les autres.

Nous pouvons supposer que les entreprises et l’État, dans un souci d’économie, opteront pour des centres médicaux généralistes. Suite à cette nouvelle loi, le réel enjeu sera de pérenniser les acquis dans le dépistage des maladies et des troubles du travail. Une attention toute particulière devra donc être portée au stress et au bien-être du salarié sur son lieu de travail.

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4 juillet 2016