Le Bisphénol A (BPA) est de nouveau pointé du doigt. Selon une étude réalisée par des chercheurs français de l’INRA sur des rats, ce composant chimique utilisé dans la fabrication des plastiques et de certains biberons, a des conséquences néfastes sur les fonctions intestinales.

On retrouve également le Bisphénol A (BPA) dans les résines des revêtements intérieurs de boîtes de conserve pour aliments ou canettes de boissons. Or le BPA est capable de s’extraire de ces plastiques et résines, spontanément à très faibles doses, et plus largement lorsque ces derniers sont chauffés. Ainsi il est détecté dans les urines, le sang et le liquide amniotique d’une grande majorité de la population européenne.

Pour la première fois, des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA ) de Toulouse sont parvenus à démontrer l’impact sur l’intestin du Bisphénol A (BPA) dans une publiée lundi par les Annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Selon les chercheurs qui ont administré par voie orale de faibles doses de BPA à des rates, un effet a été constaté « sur l’intestin dès une dose dix fois inférieure à la dose journalière admissible pourtant considérée comme très sécuritaire pour l’homme ».

Les chercheurs ont également démontré chez des rats nouveaux nés qu’une exposition au BPA – in utero et pendant l’allaitement – augmentait le risque de développer une inflammation intestinale sévère à l’âge adulte.

Cette nouvelle étude apporte donc de nouveaux éléments à charge sur le Bisphénol A (BPA) et ses effets néfastes sur l’organisme. Au Canada, il est interdit dans les biberons, mais aux Etats-Unis et en Europe, les autorités sanitaires s’interrogent encore sur la nocivité du bisphénol A (BPA).  Néanmoins les six plus gros fabricants américains de biberons ont décidé de cesser de vendre aux Etats-Unis des produits contenant du BPA.

En France, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé que des études fiables ont conclu à l’innocuité des biberons fabriqués avec du BPA, mais la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno a demandé à l’Afssa de reprendre l’expertise sur les effets du Bisphénol A (BPA).

Pour plus d’informations sur l’étude, consulter le communiqué de l’INRA

 

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