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Aspartame et grossesse: des gynécologues alertent sur les risques de prématurité

Alors que se déroule  la journée mondiale de la prématurité ce jeudi, des gynécologues et des pédiatres, membres du Réseau environnement santé (RES), ont envoyé une lettre au ministre de la Santé afin d’alerter les femmes enceintes sur les dangers de l’aspartame, un édulcorant que l’on trouve notamment dans les boissons light, et plus particulièrement sur les risques d’accouchement prématuré.

Europe 1 qui publie la lettre sur son site Internet rapporte que les scientifiques de Réseau environnement santé (RES) se fondent sur une étude danoise, publiée il y a un an, qui « mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32e e et 36e semaines d’aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants ».

L’étude montre ainsi que la consommation d’au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmentait en moyenne de les risques de naissance avant terme de 27 % si l’on n’en boit qu’une par jour, 35 % si l’on en boit 2 ou 3, 78 % quand c’est plus de 4. L’impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l’augmentation du risque allant de 11 à 29 %.

« Vous avez déclaré, à propos de l’affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur », déclarent les scientifiques dans  leur courrier à Xavier Bertrand.

« Prendre une position claire sur cette information me paraîtrait être une bonne chose », estime au micro d’Europe 1 le docteur Pierre Marès, chef du service de gynéco-obstétrique au CHU de Nîmes et signataire de cette lettre adressée au ministre. Selon lui, adresser un message de prévention aux femmes enceintes pourrait permettre de réduire la prématurité. « Si on gagne 25% de prématurité, c’est énorme », affirme-t-il.

Europe 1 rappelle qu’en février dernier, les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments avaient de leur côté écarté tout risque concernant l’aspartame.

Source : Europe 1

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17 novembre 2011