« FKBP52 » : ce n’est pas un code de plus, il s’agit d’une nouvelle piste dans la recherche qui vient d’être ouverte par le Pr Étienne-Emile Baulieu, une découverte qui permettrait de prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer et d’autres démences séniles.

Père de la pilule du lendemain et de la DHEA, le Pr Etienne-Emile Baulieu, pense avoir trouvé la protéine anti-Alzheimer, permettant d’ici quelques années d’obtenir un diagnostic et à plus long terme de traiter la maladie.

Le Pr Baulieu, 83 ans, a présenté à l’Académie des sciences ce qui pourrait être une protéine présente sous forme anormale dans la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence sénile. Sous son autorité, une équipe de l’Inserm, a découvert une nouvelle piste contre ces maladies qualifiées de « tauopathies », ou « maladies de la protéine tau ». Ainsi, une autre protéine, la FKBP52, substance abondante dans le cerveau, s’accrocherait à la protéine tau et la détruirait, empêchant l’accumulation de tau dans les cellules nerveuses.

Présente naturellement dans le système nerveux central, elle joue un rôle important dans le bon fonctionnement des neurones ; sous une forme anormale, elle perturbe le fonctionnement des neurones et favorise l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies dégénératives. Dans ce cadre s’intègre l’étude de la FKBP52, un composé naturel qui possède une action dans le mécanisme d’immunotolérance des greffes. Les chercheurs de l’équipe du Pr Baulieu ont pu récemment établir qu’une liaison spécifique existe entre FKBP52 et la protéine TAU dysfonctionnelle. Ils ont montré in vitro que FKBP52 bloque la protéine TAU. De là, un espoir thérapeutique est né : utiliser l’immunophiline FKBP52  pour contrer l’accumulation et l’activité anormale de la protéine TAU. Cette découverte est fondamentale car il deviendrait alors possible d’administrer des traitements préventifs et curatifs par une activation de l’effet « anti-TAU » de FKBP52. Ils permettraient, également un dépistage des maladies neurodégénératives par la mesure des taux sanguins de FKBP52. « Ces deux axes de recherche, a souligné le Pr Baulieu, peuvent aboutir en 2 à 3 ans, mais nécessitent un financement de l’ordre de 5 millions d’euros. »

Source : « le Quotidien du médecin »
Voir la vidéo du Pr Baulieu : http://www.dailymotion.com/institut-baulieu

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