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Aliments « anti-cholestérol » : un bénéfice non démontré selon l’Anses

L’Anses a publié un rapport sur le risque et le bénéfice liés à la consommation de produits alimentaires « anti-cholestérol » enrichis en phytostérols et phytostanols. Des travaux qui mettent en évidence que si les phytostérols contribuent, en effet, à la réduction du cholestérol sanguin, pour autant, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n’est pas démontré.

Sur le marché français, les produits enrichis en phytostérols se concentrent actuellement sur trois secteurs : les margarines, les produits laitiers frais et assimilés et les sauces condimentaires et représentent environ 4% de leurs parts de marché respectives.

Les phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes. Ils ont pour propriété de réduire le niveau de cholestérol sanguin en diminuant son absorption intestinale par compétition. La réglementation communautaire autorise l’emploi sur l’étiquetage des produits enrichis en phytostérols d’une allégation indiquant d’une part que les phytostérols diminuent le cholestérol sanguin et d’autre part que diminuer le cholestérol sanguin peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires.

Suite à certaines interrogations, l’Association de consommateurs UFC-Que choisir avait saisi l’Anses qui vient de publier un rapport sur cette question.

Selon l’agence, si les phytostérols contribuent à une réduction moyenne d’environ 10% du taux de cholestérol total et de la teneur en LDL-cholestérol (communément appelé « mauvais cholestérol »), l’effet varie grandement selon les individus. Ainsi, chez environ 30 % des sujets, la consommation d’aliments enrichis en phytostérols n’induit pas de baisse de LDL-Cholestérol.

Si le LDL-Cholestérol sanguin est reconnu comme un facteur de risque des maladies cardiovasculaires, l’Anses rappelle que ces maladies sont multifactorielles, impliquant un grand nombre de facteurs de risque et de facteurs protecteurs. De ce fait, la diminution d’un seul facteur de risque n’entraîne pas nécessairement la diminution du risque de maladie.

L’Anses recommande enfin aux personnes soucieuses de leur cholestérolémie un suivi médical personnalisé prenant en compte l’ensemble des leviers de prévention et rappelle que l’utilisation de ces produits par les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants est déconseillée.

 Source : Anses

 

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26 juin 2014