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Alcool et grossesse : une consommation modérée est-elle vraiment sans danger ?

Selon une étude britannique, parue dans la revue scientifique Journal of Epidemiology and Community Health (JECH) et menée sur 11 000 mères, une consommation modérée  d’alcool n’aurait pas de conséquences sur le développement du bébé et pourrait même avoir des vertus.

En effet, selon les chercheurs une consommation occasionnelle d’alcool n’augmenterait pas les risques de troubles du comportement ou de problèmes psychologiques chez l’enfant à naître. Plus surprenant, les chercheurs auraient montré que les mères ayant bu un verre de vin par semaine auraient ainsi réduit les risques d’hyperactivité et de troubles pour leurs enfants.  

Grossesse et alcool : quels dangers ?
En 2006, L’Inpes et le ministère de la Santé avait mené la campagne « zéro alcool » qui mettait en garde contre une « consommation d’alcool pendant la grossesse, même ponctuelle ou faible, qui peut entraîner des risques importants pour l’enfant à brève échéance ». Une recommandation qui valait pour toutes les occasions de consommation, qu’elles soient quotidiennes ou ponctuelles, même festives.
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L’Inpes soulignait notamment le risque de syndrome d’alcoolisation foetale (SAF) qui est la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant. Il se manifeste notamment par des anomalies faciales, des retards de croissance, une malformation de la boîte crânienne et de l’encéphale ainsi que des troubles nerveux, des dommages du système nerveux central qui peuvent se traduire par un retard du développement, des déficits intellectuels et des troubles de l’apprentissage, une hyperactivité, des troubles de l’attention et/ou de la mémoire, une incapacité à contrôler sa colère, des difficultés à résoudre des problèmes.

D’après l’Expertise collective de l’Inserm intitulée « Alcool, effets sur la santé » (2001), 700 à 3 000 enfants, sur les 750 000 naissances annuelles, seraient concernés par un SAF grave, avec une incidence observée plus élevée sur l’île de la Réunion, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Bretagne. Conclusion : la prudence s’impose donc aux futures mamans.

Source et vignette : Inpes

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9 octobre 2010