Que font les adolescents avec leur téléphone portable ? Quels sont les dangers ? L’UNAF et Action Innocence ont demandé à TNS SOFRES de réaliser la première étude sur le téléphone portable dédiée aux jeunes. Un double objectif : mieux connaître les pratiques et délivrer des conseils aux parents pour accompagner leurs enfants dans l’usage du mobile.

 Ainsi, 73% des 12-17 ans sont équipés d’un téléphone portable ; les discussions avec les parents portent avant tout sur le choix du téléphone et du forfait et peu sur les usages (seulement 14% des ados ont déjà parlé de l’accès Internet sur le téléphone portable avec leurs parents).

Etre équipé ou ne pas être… telle est la seule question

Pourtant, plus les jeunes grandissent, plus les usages du mobile se diversifient : les parents doivent donc s’informer régulièrement dans la durée de l’usage que leurs enfants font de leur portable. François Fondard, Président de l’UNAF appelle à une grande vigilance des parents : « Ces nouvelles pratiques des adolescents ne sont pas sans conséquences sur leur bien-être, il est donc impératif que les parents fassent de ces usages numériques un sujet de dialogue et d’échanges»

Parler, définir des règles et montrer l’exemple

L’usage du téléphone mobile doit être un sujet d’échange et de dialogue au sein de la famille. Cela ne s’oppose pas à recherche de confiance et d’autonomie de l’adolescent, bien au contraire !

Les adolescents attendent des parents qu’ils fixent des règles ou des repères, même si c’est pour les transgresser. Chaque parent est censé montrer l’exemple à ses enfants… les règles de sécurité et de civisme s’appliquent à tout le monde.

 Téléphone portable et ordinateur : mêmes dangers, mêmes règles

Il est essentiel de rappeler à son enfant qu’il ne doit pas dévoiler d’informations personnelles sur les tchats, les forums de discussion, ou les réseaux sociaux.

Le harcèlement, sexting, contenu violent ou choquant existe. Il est donc important d’encourager l’adolescent à se confier s’il est victime de quelque chose qui lui déplait. Etre attentif à tout changement d’humeurs ou de pratiques numériques peut permettre d’ouvrir le dialogue. Bien entendu, l’ado n’est pas responsable de ce qu’il subit et il ne doit pas culpabiliser.

Les bases d’éducation s’appliquent de la même façon en matière de les nouvelles technologies : ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse ou être respectueux des autres…

Santé, sécurité, civisme… un dialogue parents-enfants

Pour des raisons de santé, les expositions prolongées aux ondes sont à éviter : réduire la durée de ses conversations, favoriser le téléphone filaire, utiliser le kit oreillette, téléphoner dans les zones de bonne réception, éviter de téléphoner dans les transports ou encore éloigner le téléphone pendant la nuit.

Pour des raisons de sécurité, tout numéro de téléphone doit être donné avec parcimonie et uniquement à des personnes connues : inutile de répondre aux messages de personnes inconnues.

Pour des raisons de civisme, un usage responsable est un usage qui ne dérange pas les autres : espace public (train, salle d’attente…), pendant les cours, photographies sans accord préalable du sujet…C’est une question de respect d’autrui et de protection de la vie privée.

 Ainsi, « illimité » ne veut pas dire «sans limite ». Pour que le portable ne soit ni une source de danger, ni un sujet d’inquiétude, le rôle des parents est de le transformer en outil d’éducation. Selon Action Innocence et l’UNAF, l’usage du téléphone portable par les adolescents se résumerait dans la définition de règles et de limites à faire appliquer.

Source : UNAF – Action Innocence – TNS SOFRES

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