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Adhérences post-opératoires : un risque fréquent

Si les adhérences post-opératoires sont une conséquence très fréquente des interventions chirurgicales, 6 Français sur 10 n’ont jamais entendu parler selon un sondage OpinionWay-Sanofi*. Elles peuvent être à l’origine de complications telles que des douleurs pelviennes chroniques, des occlusions intestinales ou une infertilité. Elles peuvent également générer des ré-interventions et des complications lors d’interventions chirurgicales ultérieures.

Les adhérences post-opératoires: un phénomène cicatriciel anormal et fréquent

Les adhérences post-opératoires sont des connexions fibreuses anormales reliant plusieurs tissus et organes normalement libres, qui se forment durant la cicatrisation post-opératoire.

Ces connexions « relient de façon pathologique lors de la cicatrisation des organes qui étaient normalement libres et ne se résorberont pas toutes seules » précise le Dr Sébastien Gaujoux, Service de Chirurgie Digestive, Hépato-biliaire et Endocrinienne, de l’Université Paris Descartes – Hôpital Cochin à Paris.

Seulement 2 Français sur 10 associent les adhérences à un acte chirurgical

Spontanément, les Français ne sont que 20% à associer la notion d’adhérences à celle d’un acte chirurgical. Une fois le terme « adhérences post-opératoires » expliqué, les Français sont 4 sur 10 à déclarer en avoir déjà entendu parler mais ils sont aussi 86% à ne pas se sentir concernés. Des chiffres qui font état d’un déficit d’information d’autant plus étonnant que, rappelle le Dr Gaujoux, « les adhérences peuvent toucher tout le monde, sont très fréquentes et concernent notamment la quasi-totalité des interventions chirurgicales de la cavité abdominale ». En effet, 60 à 90% des actes de chirurgie gynécologique et colorectale sont suivis de l’apparition d’adhérences.

> Interview du Dr Sébastien Gaujoux, praticien hospitalo-universitaire Service de chirurgie digestive, Hôpital Cochin (Paris)
Qu’est-ce que les adhérences post-opératoires ?

Les adhérences peuvent avoir des conséquences graves, générer des ré-interventions et compliquer les nouvelles interventions
S’ils méconnaissent les adhérences en premier lieu, une fois renseignés, les Français sont 57% à identifier au moins l’une de ses possibles conséquences : les réadmissions pour intervention chirurgicale ou ré-intervention.

En effet, jusqu’à 1/3 des patients seront réadmis à l’hôpital pour des complications possiblement liées aux adhérences ou bénéficieront d’interventions pouvant être compliquées par des adhérences. Les adhérences sont mises en cause dans 65 à 75% des occlusions de l’intestin grêle, complication grave qui nécessite une opération en urgence, 40% des douleurs pelviennes chroniques et dans 20 à 40% des cas d’infertilité secondaire.

Au-delà de ces complications qui peuvent nécessiter une ré-intervention du patient, les adhérences, même asymptomatiques, peuvent être une source de complications indirectes dans le cadre d’une nouvelle intervention chirurgicale. En effet, explique le Dr Sébastien GAujoux, « dans le cadre d’une ré-intervention chez un patient qui présente des adhérences, leur présence peut être à l’origine de difficultés techniques susceptibles d’allonger la durée opératoire prévue initialement et être source de problèmes plus ou moins faciles à prendre en charge par le chirurgien et son équipe ». En effet, lors d’interventions où une destruction des adhérences est nécessaire, des lésions intestinales involontaires peuvent se produire dans 6% des cas.

Les adhérences post opératoires : une prévention est possible

Si elles sont presque incontournables dans un processus naturel de cicatrisation, les adhérences peuvent être minimisées. « La cœlioscopie, qui permet de réaliser des interventions chirurgicales à ventre fermé et qui, sans les faire disparaître totalement, peut réduire la formation d’adhérences ; et ce que l’on appelle les barrières anti-adhérentielles, qui peuvent être utilisées en chirurgie ouverte ou en coelioscopie, semblent être des moyens efficaces de prévention» explique le Dr Gaujoux. « Les barrières anti-adhérentielles sont des produits que le chirurgien applique à la fin de son intervention et qui peuvent réduire la formation d’adhérences au moment de la cicatrisation. Ces barrières disparaissent après le temps ordinairement nécessaire à la cicatrisation. » Pourtant, ces produits ne sont utilisés que dans 12% des actes chirurgicaux à risque d’adhérences.
Pour en savoir plus : www.prevenirlesadherences.com

Sources : Sanofi *Sondage OpinionWay pour Sanofi réalisé en ligne du 3 au 5 septembre 2014 sur un échantillon national représentatif de 1 024 individus âgés de 18 ans et plus.

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22 janvier 2015