L’Inpes publie le nouveau Baromètre santé jeunes Inpes (*) qui dresse un portrait de la jeunesse et de sa santé. Globalement chez les jeunes de 15 à 30 ans, 96 % se déclarent en bonne santé. La moitié d’entre eux considère même que leur santé est excellente (48 %).

Ces perceptions tendent à diminuer avec l’avancée dans les années : 59,5 % des 15-19 ans se disent en bonne santé, alors que les 20-25 ans ne sont plus que 45 % à avoir cette opinion et les 26-30 ans sont encore moins nombreux, soit 38 %.

Si l’âge joue sur le sentiment d’être en bonne santé, le sexe aussi. Les jeunes femmes présentent toujours une appréciation plus négative de leur santé que les hommes du même âge. Elles obtiennent un score en matière de qualité de vie inférieur de plus de 10 points sur les indicateurs de santé physique : 70 % pour les femmes et 80 % pour les hommes. Elles s’avèrent aussi plus sujettes aux problèmes d’anxiété (36 % vs 28 %) et de dépression (34 % vs 24 %).

Des différences sont également à noter en fonction de la catégorie socio-professionnelle de l’individu. Ce sont ainsi les jeunes chômeurs qui se considèrent le plus en mauvaise santé (9 %) parmi l’ensemble des groupes de jeunes.

Le médecin généraliste, professionnel de santé le plus consulté par les jeunes

Le généraliste demeure le professionnel de santé le plus consulté puisque près de 80% des 15-30 ans l’ont consulté au moins une fois dans l’année, devant le gynécologue pour les femmes (53%), le dentiste (49%), le médecin ou l’infirmière scolaire pour les jeunes scolarisés (40%)…

Si le tabac n’est pas une motivation pour consulter, la consommation d’alcool peut l’être. Les hommes à l’inverse des femmes ont tendance à davantage consulter un médecin si leur consommation d’alcool, évaluée par l’Audit-C, est à risque. Lors de leur dernière visite chez le généraliste, 4% des hommes de 15-30 ans et 0,6% des femmes ont parlé de leur consommation d’alcool. Dans 4 cas sur 10, parler de leur consommation d’alcool venait de leur propre initiative. Par ailleurs, 5% des 15/30 ans ont consulté un médecin généraliste dans l’année pour des questions de tristesse, déprime.

Si les jeunes peuvent paraître éloignés des problématiques de santé, près de la moitié des 15-30 ans (49%) déclarent avoir consulté leur généraliste pour une visite de routine, il y a moins d’un an. Il est probable qu’une partie de ces visites s’explique par un motif administratif : certificat d’aptitude au sport, certificat de vaccination…

Alors que la HAS recommande une visite annuelle chez le dentiste, moins d’un jeune sur deux a vu un dentiste dans l’année.

Internet, un réflexe fréquent pour les questions de santé

La quasi-totalité des 15-30 ans (93%) sont des internautes et 48% d’entre eux ont cherché au cours des douze derniers mois des informations ou des conseils sur la santé sur la toile. Les 15-30 ans sont parmi la population générale, les premiers utilisateurs d’internet pour des questions précises de santé : 45% des 15-30 ans, 43% des 31-45 ans et 34% des 46-60 ans.

Parmi les 15-30 ans qui utilisent Internet pour des informations sur la santé : les trois quart déclarent l’avoir fait en lien avec une consultation dont 45% juste avant ou après. Près de 15% des 15-30 ans vs 10% en population générale déclarent un changement dans la façon de s’occuper de sa santé du fait de l’usage d’Internet.

Des jeunes plutôt bien informés en matière de santé

Le sentiment d’information en matière de santé apparaît souvent élevé et en hausse à l’échelle de la décennie. Ce constat se vérifie à la fois parmi les 15-30 ans et le reste de la population. Les jeunes se distinguent du reste de la population pour un certain nombre de thèmes : ils se sentent plus souvent mieux informés que les 31-75 ans sur le tabac, et beaucoup plus informés sur le cannabis que leurs aînés (+15 points). Les jeunes expriment un niveau d’information globalement très élevé sur le tabac, l’alcool, la contraception et le sida (entre 88 et 93 % se disent « bien » ou « très bien » informés), thèmes ayant fait l’objet de nombreuses campagnes d’information du CFES puis de l’Inpes, ainsi que sur le cannabis, sujet sur lequel 75% des jeunes se sentent bien informés. Soulignons également la hausse très significative du sentiment d’information sur la dépression (+9 points depuis 2005), même si cela reste à un niveau nettement inférieur à celui observé parmi les plus âgés (-13 points par rapport aux 31-75 ans).

Par contre, ils accusent un déficit d’information plus net que les 31-75 ans sur les maladies professionnelles et le cancer (–9 points pour chacun) et la maladie d’Alzheimer (respectivement –13 et –14 points).

* 27.658 personnes de 15 à 85 ans vivant en France métropolitaine ont été interrogées dans le cadre du Baromètre santé Inpes, un sondage aléatoire réalisé par téléphone par l’institut de sondage Gfk-ISL du 22 octobre 2009 au 3 juillet 2010.

Source : Inpes

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