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10 médicaments « à retirer du marché » selon L’Express

L’hebdomadaire « L’Express » publie la liste de dix médicaments qui seraient « à retirer du marché » en raison d’effets indésirables l’emportant clairement sur les avantages. Des médicaments contre les crampes, le diabète, pour raviver le désir féminin ou encore arrêter de fumer. 

« Tous les produits pharmaceutiques ont des effets secondaires, mais, pour ceux-ci, les risques encourus sont trop importants », selon L’Express qui a dressé cette liste à partir des investigations de la revue médicale indépendante Prescrire, puis l’a soumise au Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue, membre de l’Académie nationale de médecine.

Parmi ces médicaments « contestables »:
– Actos (fabricant Takeda) un antidiabétique oral qui provoque un risque accru de cancer de la vessie. Ce médicament appartient à la famille des glitazones comme l’antidiabétique Avandia (laboratoire GlaxoSmithKline) retiré du marché en novembre dernier.

– Hexaquine (fabricant Gomenol) pour les crampes musculaires: « l’usage de la quinine, acceptable pour traiter un paludisme grave, est inadmissible pour des crampes en raison de risque mortel » de saignements liés à une chute de cellules sanguines (plaquettes), dit à l’AFP le Dr Bruno Toussaint de Prescrire. Gomenol se défend dans L’Express en indiquant que son produit n’en contient qu' »à faible dose » et qu’il n’est prescrit que sur ordonnance, contrairement aux Etats-Unis (2 morts enregistrés).

– Nexen (laboratoire Thérabel Lucien Pharma), « un anti-inflammatoire (arthrose, règles Douloureuses) à l’origine de troubles du foie graves pouvant nécessiter une greffe de foie, est à éviter », souligne Bruno Toussaint.

– Vastarel (Servier) commercialisé depuis plus de 40 ans, dont les indications (vertiges, acouphènes, angine de poitrine…) se sont allongées, sans preuves solides de son efficacité, alors qu’en revanche, on observe des effets indésirables inquiétants comme l’apparition de syndromes parkinsoniens.

– Zyban (GSK) prescrit pour arrêter de fumer et qui se trouve être une substance proche des coupes-faim amphétaminiques comme le Médiator. « Ce médicament n’apparaît pas plus efficace que les gommes à mâcher ou les patchs à base de nicotine, qui présentent moins d’effets indésirables ».

– Intrinsa (laboratoire Warner Chilcott) pour contrer la baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l’utérus. Ce patch à la testostérone, présenté comme un Viagra féminin, n’a pas été autorisé aux Etats-Unis en raison de sa faible efficacité sur la libido féminine, mais aussi à cause d’effets indésirables allant d’un excès de pilosité jusqu’à des troubles hépatiques et cardiovasculaires, relève L’Express.

Source : www.lexpress.fr  et AFP

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16 décembre 2010